* Immeuble de logements « Beau site »
3 boulevard de la Croix-Rousse 69004 Lyon
Réalisation : 1959
Architecte : Pierre Tourret
Plasticien : Jean Amado
Référence sur le plan guide « Un siècle d’architecture contemporaine. Lyon et alentours » : B2.11
Cet immeuble, qui s’impose avec force et élégance au paysage de la Croix-Rousse, est un très bel exemple d’habitat bourgeois dessiné dans les années 50.
Tout l’intérêt et la qualité architecturale résident dans la conjugaison raffinée entre un volume rectangulaire et les nuances introduites à l’intérieur, par le dessin, le relief et la couleur. Leur combinaison crée le mouvement. Les pilotis, sur lesquels reposent les douze étages, donnent à l’ensemble de l’immeuble, légèreté et dynamisme. Cette architecture raconte qu’au-delà de la rigueur géométrique, coexiste une réalité bien plus poétique. Il suffit d’y prêter attention.
F. Vitali (10 janvier 2005)
* Opéra de Lyon
Place de la comédie 69001 Lyon
Réalisation : 1993
Architecte : Jean Nouvel
Mise en lumière : Yann Kersalé
Initialement : le Grand théâtre, Pollet et Chenavard architectes, 1832
Référence sur le plan guide « Un siècle d’architecture contemporaine. Lyon et alentours » : C3.6
L’Opéra de Lyon est une architecture hybride. Un élégant bâtiment de pierres du XIXe siècle, aux rythmes et proportions soignés, coiffé récemment d’une simple voûte d’acier et de verre à la texture riche et délicate : deux époques et deux écritures architecturales opposées.
Mais un ensemble unique pour contenir un volume étrange, noir et lustré comme un beau piano, qui enveloppe la salle de musique à l’intérieur vêtu de rouge. Ce rouge qui illumine la voûte de verre des pulsations de la musique et qui s’offre en spectacle à la ville.
Un bâtiment magistral représentatif de l’architecture-spectacle de la fin du XXe siècle.
G. Perraudin (17 janvier 2005)
* Immeuble de logements « Atlas »
65 à 69 avenue de Saxe, 2 rue Le Royer, 27 rue de Bonnel 69003 Lyon
Réalisation : 1931
Architecte : Georges Trévoux
Référence sur le plan guide « Un siècle d’architecture contemporaine. Lyon et alentours » : C3.12
C’est certainement l’un des immeubles Art-déco les plus réussis de Lyon. Il formait avec le garage qui le jouxtait à l’est, transformé depuis en hôtel, un ensemble construit par le même architecte sur un seul îlot. Comme beaucoup des grands immeubles de l’entre-deux-guerres situés dans le centre, il a fait l’objet de dérogations payantes pour s’élever plus haut et plus en avant que le gabarit permis par le règlement. Encorbellements sur trois rues et balcons aux derniers étages affirment son volume, souligné par un beau travail sur la peau de l’immeuble : motifs cannelés et géométriques.
A.S. Clemençon (24 janvier 2005)
* Villa Lafont-la Ferrandière
22 avenue du 4 septembre 1797 69100 Villeurbanne
Réalisation : 1925
Ingénieurs : Bureau technique de construction, Léon Lelièvre, Léon Barbier
Référence sur le plan guide « Un siècle d’architecture contemporaine. Lyon et alentours » : D3.19
« La maison sans porte » : cette appellation montre bien l’originalité qui se dégageait alors de
l’étonnante villa commandée, en même temps que son usine jointive, par Adolphe Lafont, le chef d’entreprise des célèbres « bleus » de travail. La rencontre d’une femme tout à la fois moderne et fascinée par les maisons pompéiennes, Madame Lafont, et de l’un des premiers bureau spécialisé en béton armé dans la région est à l’origine de cette œuvre inclassable, où apparaissent les prémices du Mouvement moderne. L’influence de Tony Garnier, la distribution ouverte, le confort, cohabitent de façon surprenante avec des survivances de la tradition italienne et de l’Art nouveau.
A.S. Clemençon (31 janvier 2005)
* Immeubles de logements
14-14 bis et 18 boulevard des Belges 69006 Lyon
Réalisation : 1931
Architecte : Marius Bornarel
Référence sur le plan guide « Un siècle d’architecture contemporaine. Lyon et alentours » : D2.9
Au siècle passé, aux confins des marécages, des Brotteaux, sur un terrain difficile, mal aisé et d'aucun côté au soleil exposé, un architecte a conçu, a financé ce bel immeuble.
Sur ce délaissé rébarbatif, Marius Bornarel a exprimé par l'architecture, la rencontre biaise entre la logique civile du plan Morand et la logique militaire de fortifications transformées en boulevard.
Les trois façades sont rythmées d'un jeu d'orgue et de bow-windows allant chercher la vue d'un coté et la lumière de l'autre. Loin de l'aluminium couleur bronze et du faux classique, les ferronneries des portes et balcons participent à l'architecture.
J. Rey (7 février 2005)
* L’Eglise Notre-Dame de Balmont
Avenue Andreï-Sakharov 69009 Lyon
Réalisation : 1965
Architecte : Pierre Genton
Sculpteur : Etienne Martin
Ferronnier d’art : Yves Bouget
Actuel Ciné-Duchère
Référence sur le plan guide « Un siècle d’architecture contemporaine. Lyon et alentours » : B2.1
Avec ses quatre cylindres de béton comme des tours, un glacis qui l’encercle et sa flèche pointée vers la ville, la construction évoque le fort militaire de la Duchère, où elle s’implante.
Car cette architecture est un assemblage rigoureux de formes simples : cube, cylindre, pyramide. Vêtue d’un rude béton, elle est une belle composition abstraite de la période « brutaliste ».
Mais cette rigueur est corrigée par quelques rondeurs de galets et un sensuel brise-soleil de bois sculpté par où la lumière du ciel ne pénètre malheureusement plus dans ce lieu (qui fût) sacré : il est désormais voué au culte cinématographique.
G. Perraudin (14 février 2005)
* Immeuble de logements « Les Cèdres »
44 rue de la Favorite 69005 Lyon
Réalisation : 1962
Architectes : François-Régis Cottin, Alain Chastel
Façades : Jean Prouvé, ingénieur
Référence sur le plan guide « Un siècle d’architecture contemporaine. Lyon et alentours » : B3.2
De longue date, les collines de l'Ouest lyonnais se sont inexorablement peuplées de tristes architectures oubliant même ce qu'elles pastichaient.
En des temps oubliés, où l'optimisme du devenir faisait taire les conformismes et inspirait l'architecture, François Régis Cottin et Jean Prouvé ont osé un immeuble de béton, de métal et de verre, écrin de monumentales frondaisons. Ils libérèrent les logements de la contrainte de murs indestructibles. Les cloisons en bois devenaient mobiles.
Le parler populaire baptisa ce rayon de lumière argenté, émergeant de la médiocrité ambiante, du nom d'un train de rêve : Le Mistral.
J. Rey (21 février 2005)
* Immeuble de logements
6/8 rue Grataloup 69004 Lyon
Réalisation : 1994
Architectes : Françoise-Hélène Jourda & Gilles Perraudin
Référence sur le plan guide « Un siècle d’architecture contemporaine. Lyon et alentours » : C2.2
La Croix-Rousse : un immeuble moderne s’insère discrètement dans le tissu urbain dominé par la typologie de l’immeuble canut qu’il revendique. Alignement sobre et respectueux, fenêtres hautes et répétitives. De plus près, une lumière généreuse ou filtrée pour des logements en duplex. Des matériaux référencés, choisis avec soin. Quelques pas encore côté cour et l’effet est bluffant ! Une résille de béton rapportée innerve la façade de coursives et d’escaliers. Un tour de force alliant réminiscence de l’architecture Canuse et optimisation de l’espace intérieur. Attentions et qualité rares pour un immeuble d’habitat social.
F. Vitali (28 février 2005)
* Villa du directeur de l’Ecole municipale de Tissage
49 cours Général Giraud 69001 Lyon
Réalisation : 1929
Architecte : Jean Faure
Référence sur le plan guide « Un siècle d’architecture contemporaine. Lyon et alentours » : C3.2
En ces temps, l'ombre monumentale de Tony Garnier planait sur la cité, confinant l'architecture dans un néo classicisme compassé ignorant des nouvelles tendances créatrices.
A Lyon, seul Manomètre, revue surréaliste du docteur Malespine, parlait des avant gardes, du Bauhaus. Sa lecture inspira Jean Faure pour ce petit bâtiment.
Il adopta formes et techniques nouvelles, plan et façades libres, fenêtres horizontales.
Entre la rue Rivet, où naquit Garnier et l’Ecole de Tissage qu’il construisit, cette modeste villa accrochée à la colline, préfigure dans la cité rhôdanienne, l’arrivée d’un âge nouveau, celui du mouvement moderne.
J. Rey (7 mars 2005)
* Immeuble de logements « Le Constellation »
49 cours de la Liberté 69003 Lyon
Réalisation : 1964
Architecte : Auguste Murat
Référence sur le plan guide « Un siècle d’architecture contemporaine. Lyon et alentours » : C3.14
Auguste Murat fut un marginal ne se référant à aucune école. De son inégale production émergent quelques œuvres remarquables. Il a dessiné, pour ce modeste coin de rue aux portes de la Guillotière, un subtil immeuble ouvrant des façades toutes vitrées sur la rue et protégeant l'intimité de ses habitants par un jeu mobile de volets rythmant l'architecture au fil du temps.
Ce bâtiment illustre qu'il n'est pas nécessaire d'imiter l'architecture du XIX° siècle pour figurer honorablement le long d'une belle avenue lyonnaise parée du beau nom de liberté. A l'angle de la rue Mazenod, la liberté aura été celle de la création.
J. Rey (14 mars 2005)
* Immeuble de logements « Les Erables »
250-259 avenue des Erables 69009 Lyon
Réalisation : 1967
Architecte : Jean Dubuisson
Sculpteur : Touplos Philolaos
Référence sur le plan guide « Un siècle d’architecture contemporaine. Lyon et alentours » : B2.6
Aujourd’hui, tout intellectuel branché doit habiter au cœur du patrimoine mondial. Aux temps d’un joli mois de mai, il convenait de se loger à la Duchère dans ce bel et fascinant immeuble blanc. Depuis les cités radieuses, aucun architecte mieux que Jean Dubuisson n’avait conçu un habitat si raffiné, si proche de ce qui enthousiasmait les fougueux militants de la modernité. La radicalité de son inscription dans le site monumental, s’accompagne d’un subtil rapport intérieur / extérieur, tant au niveau des logements pourvus d’immenses loggias, que du hall en rez-de-chaussée, espace convivial conduisant de l’espace intime à l’espace public.
J. Rey (21 mars 2005)
* Groupe scolaire de Gerland « Aristide Briand »
293-295 avenue Jean Jaurès 69007 Lyon
Réalisation : 1932
Architectes : Victor Robert et Auguste Chollat
Sculpteur : Pierre Devaux
Référence sur le plan guide « Un siècle d’architecture contemporaine. Lyon et alentours » : C5.4
L'éducation était au cœur de ceux qui, pour émanciper les classes laborieuses, offraient une alternative urbaine aux taudis ordinaires des lieux industriels. Donnant sur l'avenue, cette architecture exprime, par sa monumentalité, la place de l'école dans la cité nouvelle. Pour atteindre cet objectif, Robert et Chollat n'ont pas eu recours aux oripeaux académiques, colonnades ou corniches. Ils se sont inspirés du langage nouveau des avants gardes exprimant un monde rationnel, lumineux. Leur architecture, grâce au béton armé, combine des jeux subtils de verticales et d'horizontales, de larges baies et d'angles vitrés.
J. Rey (4 avril 2005)
* Immeuble de logements « Tour panoramique »
Avenue du Plateau 69009 Lyon
Réalisation : 1972
Architecte : François-Régis Cottin
Référence sur le plan guide « Un siècle d’architecture contemporaine. Lyon et alentours » : B2.4
Pour convaincre les accédants d'acquérir un appartement au cœur de logements sociaux, un courageux promoteur leur proposa une tour, aujourd'hui unique objet de nos ressentiments urbains. Cet immeuble en accession se valorisât par la seule force de son architecture à l'exclusion de tout décor somptueux.
Il s'accrocha dans le ciel en de multiples redans ouvrant à ses habitants le merveilleux spectacle des collines lyonnaises.
A ses pieds, il accueillit le visiteur en des espaces monumentaux conjuguant la poésie médiévale avec celle du métal et du béton armé en ce rapport, si cher à Cottin, entre modernité et histoire.
J. Rey (11 avril 2005)
* Hôtel des Postes
28 rue Jean Moulin 69300 Caluire
Réalisation : 1968
Atelier René Gagès, Georges Meulien architecte
Référence sur le plan guide « Un siècle d’architecture contemporaine. Lyon et alentours » : C1.2
René Gagès de retour de Berlin fit découvrir une étrange école quasi inconnue à Lyon : Le Bauhaus.
Cette révélation culturelle, non corbuséenne, inspira une génération de créateurs regroupée au sein de l'Atelier Gagès. Soutenus par leur patron, les jeunes architectes firent de ce petit programme une sorte de manifeste. Les fenêtres d'angle symbolisèrent cette filiation au Bauhaus ainsi que la désarticulation des architectures en de successifs volumes en béton blanc. Ce nouveau langage avait pour objet d'intégrer le bâtiment à son environnement et de concevoir des rapports entremêlés entre l'espace public et l'espace interne.
J. Rey (18 avril 2005)
* Immeuble de bureaux AGF
65-69 avenue de Saxe, 28 rue de Bonnel 69003 Lyon
Réalisation : 1973
Architectes : Daniel Damian, Charles Delfante
Référence sur le plan guide « Un siècle d’architecture contemporaine. Lyon et alentours » : C3.13
L'hégémonique béton lyonnais rejeta longtemps le métal et, ipso facto, le métallique célébré par l'architecte américain Mies van der Rohe. Ce bâtiment échappa heureusement à la règle. Enfant de deux architectes, l'un chevronné, l'autre frais émoulu de l'école, cet immeuble reste un des rares exemples local du Purisme. A l'angle de deux grandes artères, ces simples volumes de métal et de verre n'écrasent nullement les tissus alentours, malgré l'absence radicale de concession à un quelconque stylisme. L'aménagement au sol conforte ses rapports à la ville. Ils auraient mérité une autre animation en rez-de-chaussée.
J. Rey (25 avril 2005)
* Immeuble de logements
2 rue de Saint Cyr 69009 Lyon
Réalisation : 1911
Architecte : Emmanuel Cateland
Ingénieur : Blazin
Référence sur le plan guide « Un siècle d’architecture contemporaine. Lyon et alentours » : B2.8
S'il y a une école moderne à Lyon, Emmanuel Cateland, professeur de construction à l'Ecole d'Architecture, en est le père. A l'angle du quai et de la rue d'un quartier populaire existait un bistrot. En le surélevant, il en fit le premier gratte-ciel lyonnais. Ici, passant de la théorie à la pratique, le premier, il mit en œuvre la technique du béton armé.
L'écriture architecturale inspirée de l'école viennoise rompait avec le néoclassicisme ambiant.
Elle annonçait, vingt ans avant Villeurbanne, la naissance d'une nouvelle manière de voir l'architecture.
Cet immeuble est une icône pour les architectes d’aujourd’hui.
J. Rey (2 mai 2005)
* Station de métro « Saint-Jean Vieux-Lyon »
Avenue Adolphe Max 69005 Lyon
Réalisation : 1991
Architectes : Bernard Garbit & Bernard Pochon
Plasticien : Georges Geormillet
Référence sur le plan guide « Un siècle d’architecture contemporaine. Lyon et alentours » : C3.17
Garbit & Pochon n'ont cessé de consacrer leurs efforts à la discrète recherche d'un plaisir architectural.
Au cœur du patrimoine mondial, leur architecture nous conduit vers les hauts de la cité. Elle nous entraîne dans les tréfonds en un discours contemporain dialoguant sans nostalgie avec l'histoire.
Un puit recherche la lumière ainsi que la nef des cathédrales. Le dessin moderne du métal joue avec la courbure romane des voûtes.
Ce cheminement architectural au rythme musical enchante les yeux du voyageur. Un long escalier mécanique le conduit aux entrailles de la terre pour découvrir l’œuvre poétique de Geormillet.
J. Rey (9 mai 2005)
* Immeuble de logements « Barioz »
7 quai Général Sarrail 69006 Lyon
Réalisation : 1932
Architectes : L. & C. Donneaud
Référence sur le plan guide « Un siècle d’architecture contemporaine. Lyon et alentours » : C3.11
Aucun prince n'ayant doté Lyon d'une perspective monumentale, la nature lui donna le Rhône. Des architectures ont voulu s'illustrer le long de ses rives : l'Hôtel Dieu, les Facultés, aujourd'hui la Cité Internationale. Célébrant de nobles activités, elles animent la rigueur des façades. Pour signifier l'inventivité du textile lyonnais, un soyeux et un architecte sont allés puiser leur inspiration dans la modernité du siècle. Vers le nord et vers le sud, dominant les toits, deux hiératiques visages ouvrent leurs yeux sur le monde. L'enthousiasme jubilatoire de cette architecture offre un moment de rêve au promeneur des quais.
J. Rey (3 mai 2005)
* Immeuble de logements des « Soieries Rosset »
9 quai Jean Moulin 69002 Lyon
Réalisation : 1934
Architecte : Georges Curtelin
Sculpteur : Louis Bertola
Référence sur le plan guide « Un siècle d’architecture contemporaine. Lyon et alentours » : C3.8
La rive droite du Rhône n'a jamais oublié qu'elle fut muraille quand le fleuve marquait la frontière avec la plaine dauphinoise. Cette mémoire a perduré, consciemment ou inconsciemment, dans les bâtiments domestiques ou publics. Leurs architectures regardent le fleuve avec méfiance. L'architecte Georges Curtelin conçu ce bâtiment autour d'une cour intérieure donnant sur les quais. Ce dispositif, très rare à Lyon, perce une brèche symbolique dans la fortification en ouvrant les bras de l'immeuble au soleil levant. Brisant volontairement l'horizontalité ambiante, la verticalité des avants corps accentue encore la faille.
J. Rey (30 mai 2005)
* Immeuble de logements « Le Palais de Flore »
8 boulevard Jules Favre 69006 Lyon
Réalisation : 1930
Architecte : Clément Laval
Référence sur le plan guide « Un siècle d’architecture contemporaine. Lyon et alentours » : D3.3
Depuis le fameux immeuble de Time Square, les terrains triangulaires sont une aubaine pour la création architecturale. Le palais de Flore en est l'illustration lyonnaise.
Cet immeuble de structure métallique, en son temps le plus haut de France, s'inscrit dans cette partie des Brotteaux qui, dans la première partie du XX° siècle, suscita l'imaginaire des créateurs.
Son extraordinaire jeu d’oriels rythme sa façade. Son profil se détache dans le ciel lui donnant des allures de science fiction.
Cette fière proue de béton annonçait avec enthousiasme des lendemains urbains qui, alentour, ne furent pas toujours au niveau des espérances.
J. Rey (6 juin 2005)
* Immeuble de logements « Les jardins de Clément V »
19 rue du Viel renversé, place Benoît Crépu 69005 Lyon
Réalisation : 1991
Architecte : Richard Plottier
Référence sur le plan guide « Un siècle d’architecture contemporaine. Lyon et alentours » : C3.19
Le rapport à l'histoire n'est pas une question de style. La preuve nous est fournie par l’œuvre de Richard Plottier.
Pour lui, le respect du contexte n'est pas un vain mot.
Coté Saône, il dialogue avec l'immeuble néo byzantin de Pierre Bossan, l'auteur de Fourvière.
En fond de la rue Gonin, il offre au voyageur une trouée vers le ciel.
Sur les toits, les verrières donnent aux habitants la vue sur les étoiles et le cœur de la cité.
La pierre, la géométrie des ouvertures ne sont ni renaissantes, ni classiques. Elles se réfèrent aux fondements de l’architecture lyonnaise : l’intelligence du site et le culte de la simplicité.
J. Rey (13 juin 2005)
* L’école d’architecture de Lyon
3 rue Maurice Audin 69120 Vaulx-en-Velin
Réalisation : 1987
Architectes : Françoise-Hélène Jourda & Gilles Perraudin
Peintre : Patrice Giorda
Référence sur le plan guide « Un siècle d’architecture contemporaine. Lyon et alentours » : F2.2
Cette œuvre est une leçon d’architecture. Matières et formes disent les relations entre des hommes et le monde ordonné qu’ils habitent.
Au sol, un lourd socle de béton, aux formes de construction ancestrales, dédié aux enseignements fondamentaux.
En l’air, une subtile forêt contemporaine de bois, de verre, de métal et de tissu pour les ateliers de création, reliés librement au ciel et à l’imaginaire.
En tête, magistral atrium pour administration et enseignants.
Au cœur, le vide d’une rue publique irrigue les activités.
Partout, la lumière généreuse donne à comprendre les forces et les pesanteurs de la vie et de la matière.
A. Vargas (20 juin 2005)
* Consulat Général de la République de Pologne
79 rue Crillon 69006 Lyon
Réalisation : 1976
Architecte : Paul Sembrat
Référence sur le plan guide « Un siècle d’architecture contemporaine. Lyon et alentours » : D2.15
L'angle des rues est une situation propre à inspirer tout architecte. Cette circonstance fit le charme des beaux immeubles de la rue Président Carnot et de leurs tourelles d'angle.
On n'imaginait plus qu'un discours cubiste et minimaliste puisse s'acclimater à ce type de contrainte.
Ce bâtiment moderne y parvient en s'inscrivant dans le quadrillage Morand, ainsi que le jazz dans les antiques ruines de Vienne. Il réinterprète les rythmes et les échelles de ce quartier. Il redonne au marbre une noblesse qu'il avait perdue en servant de faux semblant à la pénurie architecturale des façades et des allées alentours.
J. Rey (27 juin 2005)
* Immeuble de logements « Parc de Saint-Didier »
77 chemin des Esses 69370 Saint-Didier-au-Mont d’Or
Réalisation : 1965
Architectes : René Gagès, Gabriel Roche
Référence sur le plan guide « Un siècle d’architecture contemporaine. Lyon et alentours » : B1.1
Certains "ayant les moyens" préfèrent la villa Noailles de Mallet-Stevens aux élucubrations néo-florentines. Grâce à un promoteur courageux, les architectes exprimèrent dans cet immeuble tout ce qu'il y avait de respectable et de cultivé dans la clientèle lyonnaise aisée.
Perchée sur ses pilotis, cette architecture s'insère dans les magnifiques frondaisons de l'ancienne propriété de l'écrivain Henry Béraud. Elle s'inscrit dans le grand paysage des Monts d'Or en l'une des rares communes de ce territoire permettant la création contemporaine.
De vastes balcons offrent au repos des propriétaires le magnifique spectacle du Val de Saône.
J. Rey (4 juillet 2005)
* Immeuble de bureaux
82-84 rue du 1er mars 1943 69100 Villeurbanne
Réalisation : 1970
Architectes : Marcel Lods, Paul Depondt, Henri Beauclair
Référence sur le plan guide « Un siècle d’architecture contemporaine. Lyon et alentours » : E3.10
Marcel Lods fut un des grands de l'architecture rationaliste. Il professait que la technique pouvait amener la liberté aux créateurs et aux usagers. Son extrême rigueur le rendait insensible à tout formalisme.
Cet immeuble est l'illustration aboutie de sa conception de la mobilité.
Le système structurel et le plancher technique permettent la mutabilité totale de plans se recomposant au fil des usages.
Les façades ouvrent largement sur le soleil et la nature.
La simplicité de l'écriture architecturale traduit la profondeur de la pensée et la dialectique savante entre esthétique et technique, caractéristiques des productions de ce grand architecte.
J. Rey (11 juillet 2005)
* Place des Terreaux
69001 Lyon
Réalisation : 1994
Architecte : Christian Drevet
Plasticien : Daniel Buren
Référence sur le plan guide « Un siècle d’architecture contemporaine. Lyon et alentours » : C3.7
A la demande du pape Jules II, Michel Ange projette, au cœur de Rome, la place du Capitole. Il métamorphose ce délaissé en espace public par un subtil jeu graphique fédérant les façades alentours. Cette démarche plastique inspirât, sans passéisme, Drevet et Buren. Un quadrillage se référant à la façade du palais Saint Pierre structure le lieu. Des colonnes monumentalisent les architectures domestiques des flancs de la Croix Rousse. L'œuvre de Bartholdi se positionne dans l'axe de la porte monumentale du musée dégageant une possible continuité entre la traboule de l'hôtel de ville et celle jamais ouverte qui lui fait face.
J. Rey (18 juillet 2005)
* Immeuble de logements « Les Deux Amants »
15 à 39 rue du Professeur Patel 69005 Lyon
Réalisation : 1973
Architectes : Anger, Heymann, Clerc, Dallières
Référence sur le plan guide « Un siècle d’architecture contemporaine. Lyon et alentours » : B3.1
Les tours d'habitation de l'île verte à Grenoble, avaient, en leur temps, fait vibrer un espace architectural asséché par le productivisme. Roger Anger poursuivit cette recherche à Champvert. Ce plateau regorgeait autrefois de magnifiques propriétés bourgeoises Elles furent massacrées, les unes après les autres, par une urbanisation chaotique, fruit des opportunités foncières et de l'imaginaire défaillant d'architectes englués dans le pragmatisme. Au contraire, dans ce projet, le jeu des éléments préfabriqués n'aboutit plus à une triste répétitivité mais, par une imbrication savante, génère une pulsation poétique de l'espace.
J. Rey (22 août 2005)
* Immeuble de logements
3 quai de Bondy 69005 Lyon
Réalisation : 1938
Architectes : Victor Robert & Jean Marin
Référence sur le plan guide « Un siècle d’architecture contemporaine. Lyon et alentours » : C3.4
Faut-il, pour être une architecture lyonnaise, montrer à jamais des baies verticales imitant celles des immeubles canuts ? Robert et Marin, architectes sans conteste lyonnais, apportent une réponse au cœur identitaire de la cité. Pour eux, le respect du site est une question de regard. Il ne saurait être réduit à la géométrie des ouvertures. Leurs fenêtres horizontales et leurs fenêtres d'angles ouvrent la vue sur l'un des plus beaux paysages de la ville. La discrétion et la juste échelle de cet immeuble l'inscrivent parfaitement le long d'un quai comptant déjà l'œuvre prémonitoire d’Huguet : la Salle Molière.
J. Rey (29 août 2005)
* La boite à ballons
Parc des Sports, route de la gare 69340 Francheville
Réalisation : 2001
Architectes : Rue Royale
Plasticien : Laurent Vailler
Référence sur le plan guide « Un siècle d’architecture contemporaine. Lyon et alentours » : A4.1
Cette salle de basket et de volley-ball vient compléter des équipements sportifs existants. Au-delà elle offre une touche de poésie dans un univers tristement médiocre. La simplicité de son volume l’inscrit avec intelligence dans son site. Sa lecture est évidente : une petite boite noire signifie l’entrée, le « jardin vertical » imaginé par Vailler sur les façades dialogue avec le paysage. Le vitrage directement posé sur le socle confère une grande légèreté à la salle. A l’intérieur, cette source de lumière naturelle, apporte un confort supplémentaire aux joueurs tout en les protégeant des regards extérieurs trop appuyés.
V. Disdier (12 septembre 2005)
* Centre hospitalier « Saint-Joseph-Saint-Luc »
20 quai Claude Bernard 69007 Lyon
Réalisation : 2001
Architectes : CRB, Didier Manhès
Artiste : Cécile Bart
Aménagement intérieur : Atelier Canal
Référence sur le plan guide « Un siècle d’architecture contemporaine. Lyon et alentours » : C4.2
Le long du Rhône aiment à s'illustrer, les grandes ambitions de la modernité lyonnaise : Cité Internationale, Universités, Musée, Lycée International. Cet hôpital renouvelé prit le parti de calmer le jeu en s'inscrivant sans emphase dans ce panégyrique institutionnel. Une légère galette surligne l'horizontalité des arbres d'alignement. Attendant le tram, s'offre au voyageur un jeu savant de transparences et de cours anglaises. La sérénité de la façade vitrée, ponctuée par les colorations de Cécile Bart, dédramatise les souffrances supposées de l'hospitalisation dans un établissement réputé fonctionnellement remarquable.
J. Rey (19 septembre 2005)
* Halle de Gerland
283 avenue Jean Jaurès 69007 Lyon
Réalisation : 1934
Architecte : Amudruz
Référence sur le plan guide « Un siècle d’architecture contemporaine. Lyon et alentours » : C5.2
Gerland accueillit la révolution industrielle du XX° siècle naissant. Il fallait loger et offrir des services. Les nouveaux immeubles ne ménageaient plus de commerces en leurs pieds. Fut alors imaginée cette petite halle, ancêtre des supérettes de quartier. Elle devait signaler, illustrer sa présence par une architecture exprimant la modernité du concept commercial.
La transparence accueillante du porche vitré est magnifiée par deux hampes, supports potentiels de drapeaux publicitaires. L'effet est si fort que, malgré sa petite taille, ce bâtiment existe encore parmi des constructions qui le dominent et pourraient l'écraser.
J. Rey (26 septembre 2005)
* Bureaux « Atelier de la Rize »
30 rue du Lac 69003 Lyon
Réalisation : 1989
Architecte : Albert Constantin
Sculpteur : Josef Ciesla
Référence sur le plan guide « Un siècle d’architecture contemporaine. Lyon et alentours » : D3.18
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les agences des architectes ne sont pas toujours des exemples d’architecture ! Ici, Constantin offre à la rue sa carte de visite. Sur un délaissé urbain, à la jonction d’un quartier d’habitation populaire et celui de la Part-Dieu, il fait preuve d’une grande ingéniosité sur un territoire pourtant très contraint. Dans ce chao ambiant, il dessine un atelier limpide : trois voiles de béton encadrent les façades de verre, un escalier d’angle - qui rappelle sans passéisme ceux des immeubles de la Croix-Rousse - assure l’autonomie des étages, au sommet - une courbe de cuivre toute douce.
V. Disdier (3 octobre 2005)
* Immeuble de logements
129 rue Vendôme 69006 Lyon
Réalisation : 1936
Architecte : Félix Brachet
Référence sur le plan guide « Un siècle d’architecture contemporaine. Lyon et alentours » : C3.10
Les historiens du futur auront du mal à dater les architectures de cet îlot. Seule l'hypothèse d'une fin de millénaire décadente expliquera le voisinage d'un immeuble "moderne" construit en 1936 et d'un emphatique pastiche néo classique érigé à l'aube du XX° siècle.
Félix Brachet avait compris que l'architecture était affaire de bon sens et non de contresens, de réflexion et non de style. Au débouché d'une rue, dans une écriture architecturale simple et efficace, il a ouvert aux résidents une vue biaise sur la place. Cette fine tour d'angle invite à déguster les frondaisons de cette merveilleuse séquence de la rue Vendôme.
J. Rey (10 octobre 2005)
* Médiathèque
5 avenue Marcel Houël 69200 Vénissieux
Réalisation : 2001
Architecte : Dominique Perrault
Designer : Gaëlle Lauriot-Prévost
Référence sur le plan guide « Un siècle d’architecture contemporaine. Lyon et alentours » : E6.3
Située stratégiquement au centre de la ville, la médiathèque est le pivot d’une importante restructuration urbaine. Telle un caméléon, cette architecture de glace, tantôt blindée, tantôt illuminée, s’efface sous la lumière. Le volume simple et clair, la texture unique et neutre, la rigueur rythmique lui confèrent mystère et pureté. A l’intérieur, toute cette consistance donnée par ces façades de verre aux reflets métalliques, disparaît. Une galerie périphérique constitue l’entre-deux avec l’extérieur. Toute la perméabilité en est assurée par des plaques de tôle perforées qui filtrent subtilement la relation avec la ville.
F. Vitali (17 octobre 2005)
* Eglise Notre-Dame du Monde-Entier
240 avenue du Plateau 69009 Lyon
Réalisation : 1968
Architecte : François-Régis Cottin
Ferronnier d’art : Yves Bouget
Nom actuel : Eglise du Plateau
Référence sur le plan guide « Un siècle d’architecture contemporaine. Lyon et alentours » : B2.5
A la Duchère, F.R. Cottin ne fait plus de l’église le signal urbain traditionnel. A l’ombre de la tour, la sienne se cache au creux d’une butte. Cet écrin végétal lui crée une zone de protection et de silence propice au recueillement. A l’intérieur, toute la force de l’architecture se ressent : atmosphère mystérieuse et ouatée où le temps semble suspendu et où la lumière règne. Comme en lévitation, la toiture constituée d’une charpente de bois en lamellé-collé, ne repose pas sur les parois de verre et de béton, desquelles elle est distante ; plus subtilement, elle est soutenue par 4 poteaux métalliques situés à l’intérieur.
F. Vitali (7 novembre 2005)
* Etablissements « Voiron-Chartreuse Tissage »
34 rue Waldeck Rousseau 69006 Lyon
Réalisation : 1926
Architecte : Paul Bruyas
Aujourd’hui « Maison de l’Enfance »
Référence sur le plan guide « Un siècle d’architecture contemporaine. Lyon et alentours » : D3.2
Installés au cœur d'une urbanisation liée à la nouvelle gare de Genève, les établissements Bourdelin s'y illustrèrent par l'architecture.
De part et d'autre d'une tour d'angle, s'organisaient ateliers, administration et logement de service.
La façade principale était séparée de la rue par un jardinet clos d'une grille raffinée. Il n’en subsiste malheureusement qu’un arbre magnifique. Soulignée par un emmarchement, la porte d'entrée anoblie par une belle ferronnerie est signalée par le mouvement de la corniche du premier étage. A l'intérieur, l'espace central est éclairé par un dôme en pavés de verre ronds évoquant un ciel étoilé.
J. Rey (21 novembre 2005)
* Facultés des Lettres et Sciences Humaines, Université Lumière Lyon II
Avenue de l’Université 69500 Bron
Réalisation : 1972
Architectes : René Dottelonde, R. Pastrana,
I. Weeke
Ingénieurs : Jean Prouvé, Petroff
Paysagistes : Tribel et Grunig
Référence sur le plan guide « Un siècle d’architecture contemporaine. Lyon et alentours » : F5.1
Il est des œuvres symboles de l'esprit d'un temps. Cet ensemble emblématique, aujourd'hui paupérisé, fut la première manifestation construite de la réforme universitaire issue de mai 68. Il s'offrait en alternative aux campus composés tels les grands ensembles et peuplés d'objets isolés. Cette nappe à croissance infinie s'inspirait des travaux du groupe anglais Archigram. Elle s'organise autour d'un cheminement reliant espaces d'enseignements, de culture et d'échange.
La technologie, due aux célèbres ingénieurs Prouvé et Petroff, mettait en œuvre une industrialisation légère, ouverte, contestant enfin l'hégémonie statique du béton.
J. Rey (28 novembre 2005)
* Station de métro « Parilly »
Place Grandclément 69200 Vénissieux
Réalisation : 1992
Architectes : Françoise Jourda & Gilles Perraudin
Peintre : Patrice Giorda
Référence sur le plan guide « Un siècle d’architecture contemporaine. Lyon et alentours » : E5.1
Voyager, entre boulot et dodo, en de sombres tunnels, quel triste destin pour les métropolitains ! L'architecture des stations arrive à point nommé pour s'échapper en ville et en rêves, ou s'enfouir dans les entrailles de la terre. Jourda et Perraudin nous offrent ce précieux instant de poésie. Une forêt d'arbres minéraux soutient la voûte de cette cathédrale engloutie. Archéologie contemporaine, elle est préservée des intempéries par un léger voile, support de l'œuvre de Patrice Giorda. Inspirée par le génial Catalan Antonio Gaudi, cet ensemble s'inscrit dans la contestation baroque d'une modernité trop souvent asséchée.
J. Rey (5 décembre 2005)
* Piscine expérimentale découvrable
16 rue Georges Levy 69200 Vénissieux
Réalisation : 1970
Architecte : Roger Taillibert
Ingénieur : Stéphane Duchâteau
Nom actuel : Piscine intercommunale Lyon-Saint-Fons-Vénissieux
Référence sur le plan guide « Un siècle d’architecture contemporaine. Lyon et alentours » : D5.3
Roger Taillibert a réalisé 4 piscines expérimentales de grande dimension en France : Paris, Reims, Nogent-sur-Oise, Vénissieux.
Le principe adopté est celui de la couverture mobile, permettant de couvrir en quelques minutes un bassin de natation en plein air.
Inspirée du parasol rapidement déployable et repliable qu’il avait conçu à Cannes pour protéger le théâtre de verdure de Palm Beach, la structure consiste en un mât situé à l’extérieur de manière à libérer la surface du bassin et des plages. En son sommet, un rayonnement de câbles fixes sur lesquels coulisse un léger vélum en suspension, s’ouvre et se referme à volonté.
F. Vitali (12 décembre 2005)
* Immeuble de logements « Le Dauphin »
154 rue Louis Becker 69100 Villeurbanne
Réalisation : 1977
Architectes : René Gimbert & Jacques Vergely
Référence sur le plan guide « Un siècle d’architecture contemporaine. Lyon et alentours » : E3.8
La fréquentation d'un chef d'œuvre n'est pas chose facile. Le pastiche des glorieux prédécesseurs ou la production d'un manifeste concurrent sont tentants. Evitant ces écueils, les concepteurs calmèrent le jeu aux franges du centre monumental des Gratte-Ciel. Il en résulte une architecture claire, sans effets de style. Longeant la rue, la façade déroule ses lignes horizontales. Un discret avant corps s'avance en porte à faux, ponctuant cette linéarité. Juste à hauteur de vue, des baies malicieuses s'allongent comme si elles plissaient des yeux, offrant des cuisines le spectacle arboré des placettes arrières du théâtre.
J. Rey (19 décembre 2005)